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Agathe Stefani et Alexandre Lavoisier

C'était le 5 juin 2004,

Et il fallait vraiment ce jour là que ce soit un beau et vrai mariage,
Une fête qui redonne un bon coup de pouce aux mariages classiques,
Une cérémonie qui renvoie Noël (M) aux calendes grecques.

Et là, pas de doute la célébration qui a uni Agathe et Alexandre a donné tous les gages de dignité à l'abri des battages médiatiques.

Ainsi, en la très belle église de Tillières, sans qu'il fût nécessaire de fournir de vrais ou de faux certificats de domicile, Agathe et Alexandre ont échangé leurs consentements.

Et ils ont dit "oui". On s'y attendait.

Entourés d'une assistance relevée (relevée par le nombre, par les tenues et nous voulons le croire, par l'esprit), ils ont bien dit Oui !

Ils se sont engagés, au coeur d'une cérémonie chaleureuse animée par une chorale de qualité,

une cérémonie bon enfant aussi, puisque justement les enfants s'y sentaient à leur aise (N'est-ce pas Antoine et Domitille ! enfin pas vous-même bien sûr ; mais Louis et Daphnée heureux de s'élancer dans les espaces libres où d'autres auraient aimé s'asseoir s'il y avait eu des chaises),

une cérémonie qui avait pris quelques traits des traditions Corses autorisant les hommes à converser à voix presque haute (N'est-ce pas Eric S. ou Hubert S.)

Et c'est la sortie !

Avec leurs parents qui rapidement trouveront la tangente, les nouveaux mariés exposent, comme il se doit à l'assemblée leur joie souriante et se prêtent gentiment aux traditionnelles congratulations.

Chapeaux

Pendant ce temps, nous devons, avec une discrétion apparente, remarquer les têtes brillamment chapeautées. Elles ne pardonneraient pas que l'on ne les voit point, et c'est normal car c'est au titre de l'élégance qu'elles arborent leurs coiffures aussi peu pratiques qu'inconfortables.

Ces couvre-chefs sont (presque) tous remarquables ... enfin remarquables ils le sont tous. Il vaut mieux écrire qu'ils sont (presque) tous beaux.

Mais pour qui veut embrasser la mère de la mariée ou toute autre cousine, il est inévitable de se contorsionner, d'incliner le torse en se tordant le cou, au risque évident d'attraper un lumbago. Mais enfin, si on se redresse après l'exercice, c'est qu'il nous reste plus de souplesse qu'on pouvait le penser.

Il m'a manqué des observations élémentaires auxquelles je me livrerai au prochain mariage. Comment font-elles, ces dames, pour se donner l'accolade quand deux d'entre elles sont pareillement équipées.

Il est aussi des curiosités assez surprenantes, tel ce chapeau qui ne veut pas couvrir le sommet de la tête, et qui se porte sur l'oreille. Un souffle imperceptible l'a-t-il fait glisser sur le coté ? Mais non, l'accessoire n'est pas en position accidentelle. Il est tout simplement en situation choisie !
Revenons alors à notre exercice d'accolade, dans l'hypothèse (non improbable) où quelqu'autre invitée exibe, en symétrie, un atour du même genre. La meilleure solution pour qu'elles s'embrassent : qu'elles se placent côte à côte. Du jamais vu !

 

Le devoir est maintenant incontournable. Il faut parler du chapeau de la belle-mère. C'est un sujet qu'il serait inconvenant d'escamoter.

Sans même parler de l'élégance de l'objet, il nous faut admirer la hardiesse qui s'attache à la prestation. S'engager dans la foule, en évitant les marches qui obstruent inconsidérément la sortie, et naviguer de l'un à l'autre sans trébucher, ni bousculer quiconque, c'est un exercice périlleux lorsque des artifices esthétiques vous masquent la vue.

Mais quel chic ! Ces feuilles vertes aussi discrètes que gênantes relèvent juste comme il faut, de leur ton soutenu, des couleurs qui sans cette touche plus vive paraîtraient un peu terne. Voilà sans doute une suggestion qui pourrait intéresser la reine d'Angleterre ou Bernadette Chirac quand elles rivalisent dans leurs exercices de mode.

Grandiose !
Il n'existe pas d'autres adjectifs pour décrire le chapeau de Chloé.
Je regrette que mes connaissances soient insuffisantes pour dire s'il s'agit d'un panama, d'un boléro ou d'un simple chapeau mexicain, porté en diagonale ! mais je trouve à cette coiffe un grand air d'Amérique latine (l'ignorance n'interdit pas d'imaginer).
Et ce qui m'impressionne, c'est le regard changeant de Chloé : De face, j'admire ces yeux déterminés qui vous interpellent, et de biais, cette prunelle rare, aux reflets jaunes, réhaussée par des sourcils blancs et circulaires.

Et pour finir avec les chapeaux, j'indiquerais que quelques tons avaient chez certains des airs de déjà vu, mais moi qui porte la même costume et la même cravate depuis 5 cérémonies (au moins ), je me trouve vraiment mal placé pour m'en offusquer, et celles qui ne se chapeautent jamais n'ont rien à dire


En parlant toujours de coiffes, j'évoquerai le neveu hirsute.
Chaque célébration a ses taches, et cette tare là est finalement plutôt sympathique.
Ce cousin tout juste débarqué d'on ne sait trop quelle Afrique, a dû sacrifier sa barbe d'Ayatollah mais n'a pu se résoudre à tailler sa chevelure envahissante.
Il reste à son endroit une interrogation. Sous cette chevelure se cachait précédemment un esprit fin et vif, capable de rédiger sur le champ, pour chaque événement, un commentaire tout à fait approprié. Son silence rédactionnel à l'occasion du mariage d'Agathe m'exhorte à l'aiguillonner afin qu'il retrouve sa meilleure plume et ses facéties.

 

Revenons à Agathe et Alexandre. Malgré les rivalités d'élégance, ce sont bien eux les héros de la fête.
Et en héros, ils se devaient de conduire le cortège, en utilisant le carrosse le plus approprié.
Ils avaient choisi pour cela une voiture ancienne, presque une antiquité, puisqu'il s'agissait d'une 2 CV des années 1980.
Le véhicule était particulièrement pimpant, malgré ses quelques 25 ans. Nul doute qu'il avait subi au moins 2 à 3 liftings, pour garder ainsi un tel air de jeunesse. Mais comme les humains qui ont, quoi qu'ils fassent, l'âge de leurs artères, cette citroën avait, elle, l'âge de son carburateur. Elle toussait, s'étouffait et passait un mauvais quart d'heure. Et puis, le malaise surmonté, elle finissait par s'élancer, avec une vigueur décuplée, afin que sur son élan rien ne puisse l'arrêter

Finalement, par des chemins détournés, les uns un peu perdus suivant éventuellement les autres, tout le monde parvînt à Herponcey dans les délais. Aucune mise hors course ne fût à déplorer. C'eût été dommage qu'il y ait des éliminés pour cause de retard, car - on s'en doute - le cocktail était particulièrement soigné dans un Herponcey des meilleurs jours.

La soirée aussi le fût (soignée) ; malgré le nombre impressionnant de convives, chacun disposait d'un espace vital confortable, dans le "monumental monument" que Xavier et Nadine avait fait érigé.

Bien sûr le repas fût parfait, et animé autour des traditionnels tourbillons de serviettes. Mais il nous faut parler d'un grand moment, celui où Xavier (nous ne devions pas l'oublier dans cette page) prit la parole. Une fois de plus il a su nous surprendre. Ce n'est certes pas son aisance qui nous étonne. Mais, sans réserves nous admirons, qu'après nous en avoir dit aussi longtemps sur Agathe, sans finalement en avoir dit trop long, il ait su - grâce au fil conducteur que lui seul voyait sur l'écran éclairci - retomber enfin sur ses pieds. Et oui, nous avons pu comprendre les prémonitions d'Agathe, qui toute petite déjà, s'évertuait inlassablement (comme le rappelle les images très virtuelles que nous ne devinions même pas) à nager et à plonger : Elle rencontrerait un jour, c'était évident, un navigateur, nageur, plongeur qui l'entraînerait dans leurs aventures.

Et bien, aujourd'hui, alors que les lumières de la fête se sont éteintes, nous pouvons l'affirmer :

Agathe et Alexandre nagent encore.
Ils nagent en plein bonheur.
Et depuis le temps qu'Agathe s'entraîne, nous savons qu'ils pourront nager sans s'essouffler.

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