I Torregiani, les fortifications d'Aleria (1996)

Les tours !
Il semble que Pierre GIRARDEAU en fasse une affaire personnelle !
Et c'est parfaitement légitime, car ces forteresses témoignent de la prédominance d'âmes bien trempées, déterminées à résister aux invasions sauvages et barbaresques, le plus souvent par la force des arbalètes et des autres armes canonnières.

Les tours, et leurs gardiens, c'est son premier livre I Torregiani, Les fortifications d'Aleria, c'est aussi son initiative de restauration à Diana. C'est enfin l'épicentre de ses méditations historiques en quête de cartographie méditerranéenne.


Extrait .... de..... I Torregiani, Les fortifications d'Aleria

Le fort au XVI siècle.

En 1713, l'effectif est porté 25 hommes. C'est l'année où Gênes ouvre largement le recrutement des Torregiani aux Corses. Elle distribue champs et pacages et... réduit la solde. Certains ouvrages sont entretenus et gardés, c'est le cas du fort et des toursd'Aleria. D'autres, jugés inutiles à la défense, Alistro, Prunete, sont désaffectés et transformés en magasin mais pourront continuer à faire des signaux.

En 1729, éclate la révolte de Bustanico. Le fort est pris par les insurgés corses qui s'emparent des armes qui y étaient déposées. Il est repris quelques mois plus tard et Gênes décide d'en surélever les murailles et de le rendre plus habitable. Le projet, daté du 21 juin 1730, est exécuté par Marco Panezi sur ordre du gouverneur Gropallo. Au premier étage rehaussé, des chambres ; au rez-de-chaussée, les magasins, les curies, les latrines "à la turque" encore visibles aujourd'hui.

En 1736, le fort a la visite de Thodore ler de Neuhoff, aussi retentissant qu'éphémère roi de Corse. Son bâtiment, chargé de quelques canons, d'équipements militaires et de numéraire accoste dans l'estuaire. Il fait son entrée à Aleria le 12 mars. Il installe son gouvernement à Cervione et de là organise la résistance.

Il défait les gênois à Porto Vecchio et Sartene. Parti à la recherche de secours, il tente, à deux reprises de reprendre le pouvoir puis disparaît de la scène politique.

En 1755, Pascal Paoli est proclamé chef de l'Ile. Le seigneur de Matra, homme-lige de Gênes, entre en conflit avec le nouveau leader. Il le jalouse et il craint de voir lui échapper les riches plaines d'Aleria, son fief .

Mario Emanuele Matra, mis au ban de la Corse, se sent menacé : il s'enferme dans son fort. Il en sort pour se faire tuer dans le Bozio, le 28 mars 1757, par les partisans de Paoli. L'accès la mer est libre, mais Pascal Paoli n'exploite pas son succès : il laisse le littoral au pouvoirdes gênois.

Eloigné de l'épicentre des révoltes, redouté des rares felouques turques qui touchent encore les côtes, le fort connaît, pendant la deuxième
moitié du XVIIIe siècle, une certaine sérénité.


Des roseaux et des hommes : Une Capitale Disparue / L'évêque d'Aleria dans la tourmente révomutionnaire
Pierre GIRARDEAU : travaux
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